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Règles du No Thanks !
societe 6 min de lecture

Règles du No Thanks !

Règles du No Thanks ! expliquées clairement : mise en place, déroulement d'une partie, décompte des points et variantes, avec nos conseils pour débuter.

Mis à jour le 29 mars 2026

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No Thanks ! : un jeu de cartes amusant et stratégique

No Thanks ! est un jeu de cartes qui se joue avec un matériel très réduit : 33 cartes numérotées de 3 à 35 et 55 jetons. Une seule carte est retournée face visible au centre de la table, et chaque joueur, à son tour, doit trancher : la prendre — et encaisser les points qu'elle vaut — ou la refuser en payant un jeton.

Objectif du jeu

Le but de No Thanks ! est de terminer avec le moins de points possible. Chaque carte vaut exactement le nombre qu'elle affiche : un 7 vaut sept points, un 15 en vaut quinze, un 29 en vaut vingt-neuf. Les jetons, eux, jouent dans l'autre sens : à la fin de la partie, chaque jeton encore en main retire un point du total. D'où la tension permanente du jeu — refuser une carte coûte un jeton, donc un point de moins retranché au décompte final.

Une subtilité change tout : une suite ininterrompue de cartes ne compte que pour sa carte la plus basse. Un joueur qui a le 8 et le 9 devant lui ne marque que 8 points pour les deux. Avec 17, 18, 19 et 20, il ne marque que 17 points au total. Ramasser des cartes qui prolongent une suite existante est donc bien plus intéressant que collectionner des cartes isolées.

Mise en place

Chaque joueur reçoit 11 jetons au commencement de la partie. À trois ou quatre joueurs, il reste des jetons inutilisés : on les remet dans la boîte. Pendant toute la partie, les jetons se gardent cachés en main, hors de vue des adversaires.

On mélange les 33 cartes, puis on en compte 24 que l'on pose face cachée au centre de la table pour former la pioche. Les 9 cartes restantes sont remises dans la boîte sans que personne ne les regarde : c'est ce qui rend le jeu incertain, puisqu'on ignore quels numéros manquent.

Déroulement d'une partie

On détermine au hasard qui commence. Ce joueur retourne la carte supérieure de la pioche et la pose face visible à côté. Il doit alors choisir : soit prendre la carte et la placer face visible devant lui, soit la refuser en posant un de ses jetons à côté d'elle.

S'il refuse, le tour passe à son voisin de gauche, qui fait face au même choix : prendre la carte et le jeton qui l'accompagne, ou refuser à son tour en ajoutant un de ses propres jetons. Le jeu tourne ainsi dans le sens des aiguilles d'une montre, et la pile de jetons posés à côté de la carte peut grossir considérablement — c'est tout le sel du jeu : une carte à 30 points devient tentante quand douze jetons l'accompagnent.

Lorsqu'un joueur finit par accepter la carte, il la place face visible devant lui et reprend en main tous les jetons qui étaient posés à côté. C'est ensuite à lui de retourner la carte suivante de la pioche, et de décider à nouveau s'il la prend ou la refuse.

Un point pratique : les suites ininterrompues se posent en chevauchant les cartes, bien séparées des cartes isolées, pour que chacun voie en permanence où en sont les scores. Toutes les valeurs doivent rester lisibles à tout moment.

Décompte des points et fin de partie

La partie se termine dès que la dernière des 24 cartes a trouvé preneur. Chaque joueur additionne alors la valeur de toutes ses cartes isolées, plus la valeur de la carte la plus basse de chacune de ses suites ininterrompues. Il retranche ensuite de ce total le nombre de jetons qui lui restent.

Exemple : un joueur termine avec trois cartes isolées et deux suites, totalisant 59 points (3 + 7 + 10 + 14 + 25). Il lui reste 8 jetons, son score final est donc de 51 points. Le joueur ayant le score le plus faible remporte la partie.

Ce qu'il faut garder en tête

Deux ressorts tactiques découlent directement des règles. D'abord, les jetons sont une monnaie à double emploi : ils servent à refuser les cartes gênantes, mais chacun de ceux qui restent en fin de partie retire un point du score. En avoir beaucoup est donc toujours confortable — dépenser sans compter au début se paie deux fois plus tard.

Ensuite, les suites priment sur tout le reste. Puisqu'une suite ininterrompue ne compte que pour sa plus petite carte, un joueur qui a déjà le 23 devant lui et qui ramasse le 22 ne voit pas son total grimper de 22 points : ses deux cartes ne comptent plus que 22 points au lieu des 23 qu'il avait déjà. Une carte qui semble chère à un joueur peut donc être presque gratuite pour son voisin, et c'est exactement ce que chacun essaie de deviner en observant les cartes posées devant les autres.

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Erreurs de débutant à éviter

  • Refuser systématiquement les grosses cartes : à force de payer, on se retrouve sans jetons et l'on finit par ramasser une carte chère sans la moindre compensation.
  • Oublier que les jetons restants se retranchent du score final : terminer avec une poignée de jetons vaut autant que quelques points en moins.
  • Ne pas regarder les cartes posées devant les adversaires : une carte inintéressante pour soi peut compléter la suite d'un voisin, qui la prendra volontiers avec la pile de jetons accumulée.

FAQ

  • Q : Que se passe-t-il si un joueur n'a plus aucun jeton ? A : Refuser une carte suppose de poser un jeton à côté d'elle. Un joueur qui n'en a plus n'a donc plus le choix : il doit prendre la carte face visible — et il récupère du même coup tous les jetons posés dessus, ce qui le remet en jeu pour les tours suivants.

  • Q : Combien de joueurs peuvent participer ? A : La distribution est fixée par le matériel : 11 jetons par joueur, prélevés sur les 55 jetons de la boîte. À trois ou quatre joueurs, il reste donc des jetons inutilisés, que l'on remet de côté sans les distribuer.

  • Q : Pourquoi retire-t-on 9 cartes avant de commencer ? A : Sur les 33 cartes, seules 24 forment la pioche ; les 9 autres retournent dans la boîte sans que personne ne les regarde. C'est ce qui empêche de calculer avec certitude quelles cartes vont encore sortir : on ne sait jamais si le 19 qui compléterait une suite est dans la pioche ou hors jeu.

  • Q : Faut-il garder ses jetons cachés ? A : Oui. Les règles demandent que chacun conserve ses jetons en main, hors de vue des autres. Le nombre de jetons d'un adversaire est une information précieuse : elle dit combien de fois il peut encore refuser une carte avant d'être contraint de la ramasser.

  • Q : Une suite doit-elle être posée d'une façon particulière ? A : Les suites ininterrompues se disposent en chevauchant les cartes, bien séparées des cartes isolées, et toutes les valeurs doivent rester lisibles en permanence. Chacun peut ainsi estimer à vue le score des autres à tout moment de la partie.

  • Q : Comment savoir quand la partie s'arrête ? A : Elle prend fin dès que la dernière des 24 cartes de la pioche a trouvé preneur. On compte alors les cartes isolées, plus la carte la plus basse de chaque suite, et on retranche le nombre de jetons restants. Le plus petit total l'emporte.

  • Q : No Thanks ! est-il un jeu de stratégie ou de chance ? A : Les deux se mêlent. L'ordre des cartes et les 9 cartes écartées relèvent du hasard, mais chaque décision — payer ou ramasser — se prend en connaissance des cartes déjà posées devant les adversaires et du nombre de jetons accumulés sur la carte convoitée.

  • Q : Peut-on jouer à No Thanks ! en ligne ? A : Oui, le jeu est disponible sur des plateformes de jeux de société en ligne comme Board Game Arena, avec les mêmes règles que la version physique.

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Sources : Règles officielles et éditeurs du jeu. Dernière vérification : 29 mars 2026. https://www.ultraboardgames.com/no-thanks/game-rules.php